Criquet migrateur : identification, cycle et comportement

Le criquet migrateur, Locusta migratoria, change d’aspect et de comportement selon la densité de population. Solitaire, il passe facilement inaperçu ; en phase grégaire, des individus peuvent se regrouper et se déplacer sur de longues distances.
Criquet migrateur : les points essentiels
- Les antennes sont relativement courtes, contrairement à celles des sauterelles.
- Les puissantes pattes arrière assurent le saut, tandis que les adultes possèdent des ailes fonctionnelles.
- La couleur varie avec le stade, l’environnement et la phase.
- Les œufs sont déposés dans le sol sous forme de pontes protégées.
- Une observation isolée en France ne signifie pas qu’un essaim va se former.
Comment le reconnaître ?
Le criquet possède un corps robuste, des antennes plus courtes que le corps et des fémurs arrière développés. L’identification précise exige d’observer plusieurs caractères : pronotum, ailes, coloration et parfois anatomie fine. Une photo latérale nette aide davantage qu’une vue lointaine.
Ne confondez pas criquet et sauterelle. Les sauterelles ont en général de très longues antennes et appartiennent à un autre sous-ordre. Les jeunes criquets n’ont pas encore les ailes complètement développées.
De la phase solitaire à la phase grégaire
Chez le criquet migrateur, une forte densité et des interactions répétées déclenchent des changements physiologiques et comportementaux. Les individus deviennent plus mobiles et se regroupent. Ce phénomène dépend de conditions écologiques particulières.
La phase grégaire ne se résume donc pas à une simple migration saisonnière. Elle associe densité, ressources, reproduction et météo. Les grandes pullulations sont suivies par des organismes spécialisés.
Que faire en cas d’observation ?
Dans un jardin, photographiez sans manipuler et utilisez une plateforme naturaliste ou un spécialiste local pour confirmer l’espèce. Une présence ponctuelle n’appelle pas de traitement. Évitez les insecticides non sélectifs, qui touchent aussi les auxiliaires.
Méthode d’identification en cinq étapes
Commencez par photographier l’indice à sa place, avec un objet courant servant d’échelle, sans le toucher. Notez la date, la météo, le support et les voies d’accès proches. Recherchez ensuite plusieurs signes concordants : forme, contenu, empreintes, mues, odeur, emplacement ou activité nocturne. Une conclusion fiable vient du contexte, pas d’une ressemblance isolée.
- Porter des gants et éloigner enfants et animaux domestiques.
- Comparer plusieurs critères plutôt qu’une seule photographie.
- Installer un dispositif de suivi non toxique si l’activité persiste.
- Nettoyer sans mélanger de produits chimiques.
- Faire confirmer par un professionnel lorsqu’un risque sanitaire ou une infestation est possible.
Conservez les photos avant nettoyage : elles aideront un naturaliste, un vétérinaire ou un professionnel de la lutte antiparasitaire. Évitez les poisons et traitements non sélectifs tant que l’espèce n’est pas confirmée. Ils exposent la faune utile, les animaux domestiques et les occupants sans nécessairement résoudre la cause.
Les erreurs à éviter autour de criquet migrateur
- Identifier l’espèce uniquement par la couleur.
- Confondre toutes les sauterelles avec des criquets.
- Annoncer une invasion à partir d’un individu.
- Pulvériser un insecticide sans diagnostic ni enjeu agricole.
Questions fréquentes sur criquet migrateur
Le criquet migrateur est-il dangereux pour l’humain ?
Il n’est pas venimeux et ne recherche pas le contact avec l’humain. Les dégâts concernent surtout les végétaux lors de fortes pullulations.
Peut-il voler ?
Oui à l’état adulte, avec une capacité de déplacement importante en phase grégaire.
Pourquoi change-t-il de couleur ?
Le stade de développement, l’environnement et la phase solitaire ou grégaire influencent son apparence.
